samedi 18 février 2012

Retour sur l’événement annuel 2010




//Jérémie Lebel


Du 6 au 9 mai, j’ai eu la chance de prendre part à l’événement annuel du Réseau Droits et Démocratie, en tant que représentant de la délégation de l’Université Laval. Cet événement a réuni 11 délégués et quelques anciens du Réseau provenant d’endroits aussi réciproquement éloignés que Halifax et Nanaimo. Le but était d’obtenir un portrait juste de ce qu’est le Réseau aujourd’hui, pour ensuite avancer des idées visant à le renforcer.

De fait, plusieurs délégations sont encore jeunes et doivent composer avec un effectif réduit et des problèmes de recrutement. La continuité est l’enjeu majeur auquel le Réseau doit faire face, car un roulement élevé oblige à redoubler d’efforts en termes de formation des nouveaux. La délégation de l’Université Laval illustre cette situation à merveille. Durant une session universitaire, nous avons accompli un travail remarquable, organisant deux événements ainsi qu’un concours artistique. Nos événements ont bénéficié d’efforts de promotion énergiques et ont attiré un grand nombre d’étudiants. Pourtant, aucun des membres de l’exécutif ne sera présent l’an prochain. Les raisons sont diverses : départ pour une autre université, début d’une carrière, échange international, engagement prenant auprès du bureau d’aide juridique de l’université, etc. Comment, dans ces conditions, s’assurer d’une relève capable de porter le flambeau? Nous avons collectivement dégagé des moyens de faciliter le recrutement. L’équipe du Réseau se chargera cet été d’élaborer des outils dynamiques de formation, entre autres par le biais de vidéos pédagogiques.

Mais la fin de semaine n’a pas été consacrée qu’au recrutement, loin de là. Nous avons entre autres participé à un atelier sur l’égalité des sexes présenté par l’organisme CECI. L’idée était de rendre chacun plus sensible à la question afin d’intégrer cette notion à l’ensemble des activités du Réseau. Au contraire de la plupart des organisations, le Réseau Droits et Démocratie se caractérise par une très nette prédominance numérique des femmes. Ceci n’est pas mauvais en soi, mais peut entraîner une certaine prise de distance avec le public masculin. C’est là que joue la nécessité de garder en tête l’égalité des sexes.

Nous avons également effectué des études de cas mettant en scène des débats plausibles au sein d’une délégation donnée, par exemple sur la réalisation d’une activité sur l’Afghanistan et les droits des femmes. La question n’est pas simple, et y répondre demande une connaissance approfondie de l’engagement de Droits et Démocratie dans le pays et du contexte politique.

D’ailleurs, l’événement a permis à l’ensemble des participants d’acquérir une connaissance beaucoup plus claire de ce que sont Droits et Démocratie et le Réseau. La distinction entre les deux entités est une des questions les plus fréquemment posées lors des activités de recrutement. Pourtant, nombre de membres des délégations ne sont pas en mesure de fournir une réponse claire.

Je ne veux cependant pas que vous ressortiez de cette lecture avec une impression négative. Au contraire, l’événement annuel 2010 fut une expérience extraordinairement positive pour tous. Nous avons pu y mettre en commun nos connaissances et débattre honnêtement de ce que nous désirons de la part du Réseau. Le travail accompli à Montréal est une étape de plus vers ce que nous souhaitons construire.

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